Friday, September 9, 2016

La belleza de lo inusual



                                         


¿Qué es la belleza? Imagino que estaremos de acuerdo si digo que es a grandes rasgos todo aquello que nos evoca armonía y que posee algo de proporción, principalmente de un medio visual o auditivo (por sacar casi una descripción de diccionario XD), de manera que cada uno decide en base a su propio gusto.



En lo personal concuerdo con la idea de que es un concepto meramente subjetivo que podemos apreciar en mejor medida si tomamos en cuenta los cánones de estética que se han definido para ello.. osea que lo que es bonito para mi puede no serlo para ti y viceversa, pero si tomamos como base los criterios definidos por la estética podemos  llegar a un "acuerdo educado" y apreciar lo bonito (si acaso) en aquella cosa que a ti te gusta y que ántes yo no le veía el chiste (y viceversa), ahora que tomemos en cuenta que también en gustos se rompen géneros y hay veces que no podremos valernos de la estética (y de manera irremediable) para tener "el gane" ante nadie (como sucede con aquellas almas perdidas que gozan en su quinto infierno del reguetton XD.. y yo en mi tercer infierno ¡cuando escucho "17 años" y alguna otra de la muestra de la implacable "prueba de oro"!).



 En fin, al tipo de belleza que quiero hacer alusión es desde luego a aquella enfocada en lo "inusual", porque suele ser pasada por alto dada su naturaleza "extraña" o incluso cotidiana (como es el caso de los pequeños placeres) que dista un tanto de lo estándar. En lo personal encuentro éste tipo de piezas especialmente atractivas porque al prestarles su debida atención sucitan más de un tipo de sentimiento y/o sensacion, siendo éstos casi contrarios y aveces se presentan prácticamente al mismo tiempo. Más que un ejercicio interesante lo encuentro estimulante, así que como dicen "vive la differénce!"
 Espero ésta pequeña muestra que he seleccionado  tanto visual como auditiva ¡sea de tu agrado! 








Danse macabre

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Vit-on jamais au bal une taille plus mince?
Sa robe exagérée, en sa royale ampleur,
S'écroule abondamment sur un pied sec que pince
Un soulier pomponné, joli comme une fleur.

La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.



Aucuns t'appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L'élégance sans nom de l'humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher!

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie? ou quelque vieux désir,
Eperonnant encor ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir?

Au chant des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur?

Inépuisable puits de sottise et de fautes!
De l'antique douleur éternel alambic!
À travers le treillis recourbé de tes côtes
Je vois, errant encor, l'insatiable aspic.



Pour dire vrai, je crains que ta coquetterie
Ne trouve pas un prix digne de ses efforts
Qui, de ces coeurs mortels, entend la raillerie?
Les charmes de l'horreur n'enivrent que les forts!

Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.

Pourtant, qui n'a serré dans ses bras un squelette,
Et qui ne s'est nourri des choses du tombeau?
Qu'importe le parfum, l'habit ou la toilette?
Qui fait le dégoûté montre qu'il se croit beau.

Bayadère sans nez, irrésistible gouge,
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués:
«Fiers mignons, malgré l'art des poudres et du rouge
Vous sentez tous la mort! Ô squelettes musqués,

Antinoüs flétris, dandys à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus!

Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire
En tes contorsions, risible Humanité
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité!»
— Charles Baudelaire








                                           






















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